Présentation conjointe de l’Institut Pasteur d’Iran et de l’Université des sciences médicales de Téhéran : Infections à Bartonella, du diagnostic de laboratoire aux défis cliniques et épidémiologiques en Iran
La 52e réunion scientifique du Centre de recherche sur les maladies infectieuses émergentes et réémergentes de l'Institut Pasteur d’Iran, organisée en collaboration avec l’Université des sciences médicales de Téhéran (TUMS), s’est tenue le 9 août 2026 et était consacrée aux infections à Bartonella. La session s’est ouverte par la présentation d’un cas confirmé d’angiomatose bacillaire due à Bartonella henselae chez un patient atteint du sida, illustrant les complexités diagnostiques et thérapeutiques liées à cette infection. Un exposé sur la microbiologie, la taxonomie, les réservoirs zoonotiques, les vecteurs et les cycles de transmission des Bartonella a mis en lumière les facteurs de risque environnementaux et sociaux. L’exposition aux chats, le contact avec des vecteurs et les conditions d’hygiène précaires ont été identifiés comme des risques majeurs, avec un appel à une prévention ciblée dans les groupes à haut risque.
Pendant la réunion, les syndromes cliniques associés à B. henselae et B. quintana ont été passés en revue. Le caractère large et non spécifique des symptômes a été souligné, tout comme l’importance des antécédents d’exposition, du statut immunitaire et des données de laboratoire pour le diagnostic. Des protocoles thérapeutiques ont été présentés, insistant sur la nécessité d’un traitement rapide et adapté à la gravité, en particulier en cas d’atteinte systémique. Des résultats de recherche iraniens ont également été présentés, indiquant que Bartonella est une cause significative d’endocardite à hémocultures négatives et un pathogène important chez les patients VIH. La présence d’infections chez les animaux hôtes – chiens, chats, rongeurs – et chez les ectoparasites suggère des cycles de transmission actifs et un potentiel zoonotique. Les participants ont appelé à une expansion des études épidémiologiques, à l’amélioration des outils diagnostiques et à une sensibilisation accrue des populations à risque.
En conclusion, les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer la formation médicale, les capacités de laboratoire, les systèmes de surveillance et une approche « Une seule santé » pour mieux comprendre et maîtriser les infections à Bartonella en Iran. Ces rencontres visent à favoriser la collaboration entre les laboratoires de diagnostic et les équipes cliniques afin de mieux répondre aux zoonoses bactériennes endémiques.
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