L’Institut Pasteur d’Iran et l’Université des Sciences Médicales de Téhéran ont présenté : Épidémiologie, situation actuelle et implications clinico-sanitaires de la peste
La 55e réunion scientifique du Centre de recherche sur les maladies infectieuses émergentes et réémergentes de l'Institut Pasteur d'Iran, organisée en collaboration avec l'Université des Sciences Médicales de Téhéran (TUMS), s'est tenue le 28 octobre 2026. L'événement était consacré à une « Revue de l'épidémiologie, de la situation actuelle et des implications clinico-sanitaires de la peste », dans le but de renforcer la collaboration entre les laboratoires de diagnostic de l'Institut Pasteur et les groupes cliniques, et d'améliorer la compréhension des maladies bactériennes zoonotiques endémiques par le personnel de santé. Au cours de l'événement, les experts ont examiné la microbiologie et l'évolution deYersinia pestis, les réservoirs animaux et les cycles de transmission, ainsi que la charge mondiale de la peste. Entre 2001 et 2024, plus de 28 000 cas humains ont été signalés en Afrique, en Asie et dans les Amériques, dont plus de 87 % en République démocratique du Congo et à Madagascar. Les réservoirs fauniques et la persistance environnementale ont été cités comme des obstacles majeurs à l'éradication, soulignant la nécessité d'une surveillance soutenue dans les foyers naturels et d'une préparation du système de santé.
Les présentations ont porté sur les formes cliniques de la peste — bubonique, pulmonaire et septicémique — en mettant l'accent sur le diagnostic rapide, l'antibiothérapie immédiate sans attendre la confirmation en laboratoire, l'isolement des cas pulmonaires, la maîtrise des infections et le suivi des contacts. Les méthodes de diagnostic en laboratoire, les stratégies d'échantillonnage et les critères de diagnostic confirmatoire ont également été examinés. Un aperçu historique a rappelé que l'Institut Pasteur d'Iran maintient des capacités de diagnostic et de surveillance de la peste depuis 1946 et a obtenu le statut de référence nationale pour la peste, la tularémie et la fièvre Q en 2016. La surveillance sur le terrain des rongeurs et de la faune sauvage a permis d'identifier la circulation de l'agent de la peste dans certains foyers naturels, les résultats ayant été publiés à l'international. La poursuite de la surveillance épidémiologique et de la faune sauvage a été soulignée afin de détecter en temps opportun les foyers actifs et de prévenir les cas humains.
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